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Commencer l’enquete : questionner ses proches

Par GeneaNet

Avant toute démarche, il faut d’abord noter ce que l’on sait déjà. Pour cela, commencez par quelques démarches évidentes.

Collectez tous les documents familiaux en votre possession : cartes d’identité, livrets de famille, actes d’état civil et papiers divers (correspondances, faire-part de naissance, mariage, décès, etc). Ils permettent de faire un premier point.

Où trouver ces documents ?

Chez soi : Greniers et caves évidemment seront les lieux où l’on se rendra d’abord, nous avons tous un vieux cartable, une vieille malle qui prend la poussière et que l’on n’a plus ouverte depuis des lustres. Parfois même il suffira de regarder dans le salon de ses parents, pour y trouver la succession notariée de la grand-mère décédée 10 ans plus tôt, dans laquelle on déniche des copies d’actes de naissance, mariage, décès dont on avait oublié l’existence !

Chez les cousins  : Dans les grandes familles, quelques questions aux proches révéleront l’existence d’un cousin issu de germain qui vit à l’autre bout de la France et que plus personne n’a vu depuis des décennies. Par ricochet, en s’adressant à ses oncles et tantes, cousins et cousines, on s’apercevra vite que certains membres de la famille continuent à entretenir des relations que l’on n’entretient pas soi-même.

C’est l’occasion de récolter toutes les adresses de ces personnes, et d’effectuer un mailing général. Certains auront peut-être dans leur grenier une généalogie déjà faite, une liasse de courriers tenue par les arrières-grands-parents communs, des souvenirs plus précis d’un membre de la famille que nous n’avions pas, bref des éléments à récolter, à glaner, qui pourront se révéler parfois très utiles. On aura même souvent la surprise de recevoir des copies de papiers que l’on croyait être le seul à posséder, preuve indéniable du lien familial maintenu à travers le temps.

Interrogez vos proches

Dans le même ordre d’idées, interrogez vos proches, et surtout les personnes âgées, pour compléter les renseignements qui manquent et surtout noter leurs souvenirs.

Bien souvent, ceux-ci restent discrets sur leur jeunesse. Par pudeur ou parce qu’ils pensent que cela n’intéresse pas les jeunes. il est donc important de briser ces barrières invisibles qui n’ont souvent aucune raison d’être, et d’aller questionner franchement la vieille tante, la grand-mère âgée, le cousin qui envoie ses vœux une fois par an.

Si l’on peut se déplacer, on ira voir l’aïeul(e) en ayant eu bien soin de lui demander auparavant s’il/elle est d’accord pour un entretien, et surtout si cela ne le/la gêne pas qu’on l’enregistre ou que l’on prenne des notes. Une réponse négative à l’enregistrement ne signifie pas forcément une réponse négative à l’entretien, à chacun d’être diplomate, honnête et amical, il s’agit là de retrouver des souvenirs dans une discussion à bâtons rompus, pas d’une interview agressive ni de raviver des souvenirs douloureux !

Un bon moyen pour conduire une entrevue consistera à regarder ensemble de vieilles photos qui déclencheront naturellement questions et réponses.

En tout état de cause, il est indispensable d’avoir préparé cet entretien. Il faut, bien évidemment, rassembler tous les renseignements utiles sur l’aïeul(e) que vous allez rencontrer. Il est souhaitable de connaître son nom, son prénom, sa date de naissance, ses liens avec vos ancêtres, son passe-temps.

Il ne faut pas effrayer en déployant trop de matériel. Un crayon, quelques vieilles photos et un simple cahier d’écolier sur lequel vous aurez préparé quelques questions. Ayez un rudiment d’arbre d’ascendance. Mais vous pouvez avoir à votre disposition dans votre sac à main ou dans le coffre de votre voiture, un appareil photo numérique pour photographier de vieilles photos, de vieux documents. Il sera toujours temps de les sortir si tout se passe bien.

Il est aussi préférable que l’interviewé soit seul pour éviter les dialogues entre les personnes interrogées ou que l’un prenne le dessus sur l’autre. Soyez diplomates : laissez parler, orientez juste un peu la discussion, respectez les silences et surtout, ne brusquez pas la discussion. Prévoyez aussi une durée à votre entretien.

Faute de rencontre de visu, quelques échanges de courriers seront les bienvenus, et à défaut d’être plus "vivants", ils auront le mérite d’être des témoignages écrits directs transmissibles pour les générations futures, et ils seront plus structurés.

N’oubliez pas, après l’entretien, de laisser vos coordonnées au cas où un souvenir referait surface après votre départ. Et ayez la gentillesse d’envoyer le résultat de vos recherches ou au moins un petit mot de remerciement et des nouvelles de temps en temps. Cela fera toujours plaisir et vous aurez peut-être la surprise de recevoir de nouveaux renseignements par la suite.

S’il est important de recueillir un maximum de souvenirs, d’anecdotes, il est aussi fondamental de ne prendre aucun de ces souvenirs au pied de la lettre. Ceux-ci doivent constituer un guide, une orientation dans les recherches. Hormis l’anecdote croustillante qui agrémentera une monographie de belle façon, les renseignements sur des personnes sont à prendre avec des pincettes, l’aïeul pouvant mélanger noms et dates, ressortir de vieilles rancœurs ou dissimuler à nouveau des secrets de famille oubliés depuis sa jeunesse ("un ancêtre soldat serait venu d’Espagne faire un enfant à mon arrière-grand mère, après il est reparti dans son pays" - "mon arrière-grand mère avait eu un enfant avant mariage, longtemps caché et qu’elle faisait passer pour sa jeune sœur, alors qu’elle n’était autre que sa fille"). Ce type d’information, certes importante, doit être vérifiée, et sa véracité prouvée. Elle pourra souvent, quand même, orienter avec bonheur dans une recherche bloquée.

A ce stade, votre généalogie sera peut-être bien avancée et, surtout, vous avez fait l’essentiel : vous vous êtes lancé !

Retrouvez-nous ici même dans quelques jours pour l’étape suivante : l’organisation des résultats de vos premières recherches.