Les noms de famille expliqués
18 articles de cette rubrique :
La formation des noms de famille
Par Jean Tosti
On admet généralement que les noms de famille datent du XIIe siècle, même si les choses gagneraient à être nuancées. Autrement dit, à partir de cette époque, chaque habitant de chaque village se retrouve avec un nom (que l’on appellera ensuite prénom) et un surnom (qui deviendra le nom de famille).
Les gens du Nord
Par Jean Tosti
Le département du Nord est sans doute l’un des plus riches en patronymes, ne serait-ce que par la présence sur son territoire de deux grandes familles de noms : d’une part les noms français (picards le plus souvent, parfois wallons), de l’autre les noms flamands, le terme "néerlandais" étant linguistiquement plus correct.
Les noms de famille italiens
Par Jean Tosti
L’Italie est avec la France l’un des pays où il y a le plus de noms de famille différents. Plusieurs raisons justifient cette situation...
Méfiez-vous des couturiers et des merciers !
Par Jean Tosti
Le nom Couturier est très répandu en France (16.000 naissances en 100 ans, ce qui le place parmi les 300 noms les plus portés dans notre pays). Chose curieuse, on ne le rencontre pratiquement que dans la région lyonnaise. Faut-il en déduire que les hommes, dans cette région, s’adonnaient aux travaux d’aiguille pendant que les femmes labouraient les champs ? Eh bien non ! ou du moins rarement...
Les noms de famille vendéens
Par Jean Tosti
Limité par le Marais breton et le Marais poitevin, le département de la Vendée appartient à la région Pays de la Loire, mais on aurait pu tout aussi bien le mettre en Poitou-Charentes.
Les noms de famille reflètent cette situation : certains sont à rapprocher des noms poitevins, d’autres sont visiblement plus proches de la région nantaise. Et puis, bien sûr, il y a ceux qui sont avant tout vendéens.
Le métier de forgeron
Par Jean Tosti
De tous les métiers, c’est incontestablement celui de forgeron qui a donné naissance au plus grand nombre de patronymes, du moins en Europe. Et même si les statistiques en la matière sont difficiles à établir, il semble bien que, sous une forme ou sous une autre, ce soit le plus porté de tous les noms de famille, toutes catégories confondues : en Angleterre et aux Etats-Unis, les Smith sont en tête du hit-parade, en Allemagne les Schmidt disputent la première place aux Müller (= meunier), en Italie les Ferrari battent des records de popularité, et en France l’addition des Lefèvre, Faure, Faivre et autres variantes permet sans doute aux forgerons de dépasser les Martin dans la hiérarchie des patronymes.
Rois, ducs, comtes et évêques
Par Jean Tosti
Un nombre important de noms de famille fait référence à des dignités nobiliaires ou ecclésiastiques. Ils ont évidemment suscité l’attention de tous les spécialistes, chacun ayant donné sa propre interprétation sur le sujet. La seule chose qu’on puisse dire, c’est que la solution est loin d’être évidente...
Les noms savoyards
Par Jean Tosti
La Savoie appartient à un domaine linguistique trop souvent méconnu, celui du francoprovençal, une langue parlée depuis le Lyonnais jusqu’au sud de la Franche-Comté, ainsi que dans la plus grande partie de la Suisse romande et dans le Val d’Aoste.
Les noms de personne d’origine germanique
Par Jean Tosti
« Comment pouvez-vous écrire que le nom Jalabert est d’origine germanique, alors qu’il est présent depuis dix siècles en Languedoc ? » Telle est la question qui, sous des formes diverses, revient le plus souvent dans mon courrier... Il est vrai que la formulation est trompeuse et mérite d’être expliquée, d’autant que ces fameux noms de personne d’origine germanique sont très présents dans toute la France, et même dans des pays plus méridionaux tels que l’Italie, l’Espagne ou le Portugal.
Phonétique historique et onomastique
Par Jean Tosti
Chacun de nous l’a appris à l’école, le français vient du latin. La phonétique historique permet de définir les règles, souvent très simples, qui expliquent la transformation des mots latins (ou autres) en mots français, sachant qu’il a fallu des siècles pour que celle-ci soit réellement achevée.
